Par Aurélie, M2M Network.

Les dates d’arrêt de la 2G et de la 3G sont annoncées, pas celles de la 4G et de la 5G : la 2G s’arrête fin 2026 en France métropolitaine (déjà éteinte chez Orange et Free depuis le 20 octobre 2026, coupée à partir du 15 novembre 2026 chez SFR et Bouygues Telecom), la 3G en 2028 chez Orange et SFR et fin 2029 chez Bouygues Telecom, et aucune date n’est annoncée pour la 4G et la 5G, ni par les opérateurs ni par l’Arcep, qui écrit que les réseaux « continueront à fonctionner avec les technologies 4G et 5G ». Free n’a pas encore annoncé la date d’arrêt de sa 3G, et les zones blanches réglementaires d’Orange gardent la 2G jusqu’à une date comprise entre le 1er et le 15 décembre 2026.

Les réseaux mobiles ne s’arrêtent donc pas : deux technologies anciennes laissent la place aux plus récentes. Seuls les appareils limités à la 2G ou à la 3G sont touchés, et le temps pour s’organiser va de quelques semaines (2G chez SFR et Bouygues Telecom) à 2028 au moins (3G). Les dates ci-dessous viennent de la fiche de l’Arcep mise à jour le 10 septembre 2026 et des pages des opérateurs ; l’Arcep précise que « le calendrier peut être amené à évoluer selon les annonces des opérateurs ».

Les dates d’arrêt de la 2G, de la 3G, de la 4G et de la 5G par opérateur

Opérateur2G3G4G et 5GD’après
OrangeArrêtée par vagues du 31 mars au 20 octobre 2026 ; dans les zones blanches réglementaires, entre le 1er et le 15 décembre 20262028 (mois non précisé)Aucune date annoncéeArcep, Orange
Free MobilePas de réseau 2G en propre : arrêtée le 20 octobre 2026, calendrier identique à celui d’OrangePas encore annoncée ; itinérance sur la 2G et la 3G d’Orange prévue jusqu’au 31 décembre 2028Aucune date annoncéeArcep, Free
SFRArrêt prévu le 15 novembre 2026Fin 2028Aucune date annoncéeArcep, SFR Business
Bouygues Telecom15 novembre 2026 à Brest, Guipavas, Nancy et Vandœuvre-lès-Nancy ; partout ailleurs entre le 1er et le 15 décembre 2026Fin 2029Aucune date annoncéeArcep, Bouygues Telecom

La 2G chez Orange et Free, vague par vague

Orange a coupé sa 2G en six étapes, publiées dans son calendrier par département :

  • 31 mars 2026 : Bayonne, Anglet et Biarritz ;
  • 12 mai 2026 : les Landes et le reste des Pyrénées-Atlantiques ;
  • 9 juin 2026 : Ariège, Haute-Garonne, Gers, Lot, Lot-et-Garonne, Hautes-Pyrénées et Tarn-et-Garonne ;
  • 22 septembre 2026 : la ville de Nice ;
  • 6 octobre 2026 : 44 départements, dont tous ceux de Bretagne, de Corse et des Pays de la Loire ;
  • 20 octobre 2026 : les 43 départements restants, dont Paris et le Rhône.

Orange indique qu’« au 20 octobre 2026, le réseau mobile 2G Orange est totalement arrêté », à une exception près : dans les zones blanches réglementaires, ses clients gardent l’accès à la 2G jusqu’à une date comprise entre le 1er et le 15 décembre 2026. Free, qui n’a pas de réseau 2G (GSM) en propre et passait par celui d’Orange, écrit qu’au 20 octobre 2026 « le réseau 2G est totalement arrêté en France métropolitaine ».

SFR et Bouygues Telecom : à partir du 15 novembre 2026

Chez Bouygues Telecom, la 2G s’arrête le 15 novembre 2026 dans quatre communes (Brest, Guipavas, Nancy et Vandœuvre-lès-Nancy), puis « entre le 1er et le 15 décembre 2026 » sur le reste de la métropole. Pour SFR, l’Arcep et la page de SFR Business donnent une seule date : le 15 novembre 2026. Des articles de presse spécialisée publiés fin mars 2026 (Univers Freebox, AlloForfait) décrivent un découpage plus fin, avec un arrêt dans les zones très denses du 15 au 30 novembre puis une généralisation du 1er au 15 décembre. Ce découpage ne figure ni sur la fiche de l’Arcep ni sur la page de SFR : la date officielle reste le 15 novembre 2026.

La 3G : 2028 ou fin 2029

Orange écrit que « la 3G, quant à elle, sera arrêtée en 2028 en France métropolitaine et dans les Outre-Mer », sans préciser le mois ; l’Arcep avait écrit « fin 2028 » dans son communiqué du 16 octobre 2025, et sa fiche actuelle indique « 2028 ». Pour SFR, l’Arcep indique fin 2028 et SFR Business « en 2028 ». Bouygues Telecom annonce fin 2029. Free n’a pas annoncé de date : il a déjà fortement réduit son propre réseau 3G (6 568 sites en service au 1er septembre 2026 selon l’ANFR, contre près de 30 000 pour chacun des trois autres) et s’appuie sur la 3G d’Orange en itinérance, dans le cadre d’un contrat qui court jusqu’au 31 décembre 2028. Le détail par opérateur et par appareil est dans notre article sur la fin de la 3G en France.

En outre-mer

Chaque territoire a son calendrier. SRR arrête sa 2G le 30 novembre 2026 à La Réunion et à Mayotte, et sa 3G fin 2027 ; Outremer Telecom prévoit la fin de sa 3G fin 2027 en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique ; Orange arrête sa 3G en 2028 dans les territoires où il est présent. Pour la fin de la 2G d’Orange aux Antilles et en Guyane, les sources divergent de trois jours : 26 septembre 2026 selon l’Arcep, 29 septembre selon Orange. La fiche de l’Arcep détaille chaque territoire et chaque opérateur.

4G et 5G : aucune date d’arrêt annoncée

Ni l’Arcep, ni Orange, ni SFR, ni Bouygues Telecom, ni Free n’ont annoncé d’arrêt de la 4G ou de la 5G. Dans son communiqué du 30 mars 2026, l’Arcep rappelle que les opérateurs ont annoncé l’arrêt de la 2G et de la 3G « entre fin mars 2026 et 2029 » et que leurs réseaux « continueront à fonctionner avec les technologies 4G et 5G ». Orange explique faire « le choix de se recentrer » sur ces technologies, et Bouygues Telecom présente l’arrêt de la 2G et de la 3G comme un moyen de libérer des fréquences pour la 4G et la 5G.

La 4G est déjà présente là où était la 2G : selon l’Arcep, plus de 99,8 % des sites d’émission 2G et 3G sont équipés de 4G, et la 4G couvre plus de 99,9 % de la population métropolitaine. Le LTE-M et le NB-IoT, conçus pour les objets connectés, reposent sur les réseaux 4G et 5G : ils ne sont pas visés par ces arrêts (voir notre guide sur le LTE-M en France). Il ne faut pas non plus confondre ces arrêts avec la fin du téléphone fixe en cuivre : c’est un autre chantier, dont Orange a annoncé la fermeture technique d’ici 2030.

Pourquoi les opérateurs arrêtent la 2G et la 3G

La décision appartient aux opérateurs, propriétaires des réseaux. L’État leur attribue des fréquences « respectant le principe de neutralité technologique » : ils choisissent la technologie qui y fonctionne (réponse du ministère chargé de l’industrie au Sénat, 1er mai 2025). L’Arcep et la Direction générale des Entreprises (DGE) résument leurs raisons :

  • les fréquences : l’arrêt libère des capacités, et « réutiliser les fréquences pour la 4G et la 5G devrait encore améliorer la qualité de service » ;
  • l’usage : la 2G et la 3G ne portent plus qu’une faible part du trafic ; d’après les mesures de terrain de l’Arcep en 2025, pour les téléphones compatibles VoLTE, moins de 0,1 % des communications réussies passent en 2G et moins de 0,9 % en 3G ;
  • la sécurité : la 4G et la 5G offrent un chiffrement et une authentification plus robustes ;
  • l’énergie : à service égal, la 2G et la 3G consomment davantage ;
  • les débits, plus élevés en 4G et en 5G.

Le mouvement est mondial : en décembre 2025, l’association GSA recensait 303 opérateurs ayant annoncé ou réalisé l’arrêt de leur 2G ou de leur 3G, rapporte l’Arcep.

Qui est concerné : les chiffres de l’Arcep

L’Arcep compte chaque trimestre les cartes SIM des clients d’Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free placées dans des appareils qui ne fonctionnent qu’en 2G, ou qu’en 2G et 3G, en France métropolitaine. Ses derniers chiffres, à fin juin 2026, publiés le 24 septembre 2026 :

Type d’appareil2G seule2G et 3G, sans 4GTotalPart du parc
Téléphones et tablettes1,06 million0,85 million1,91 million2,4 %
Objets connectés (M2M), hors voitures0,62 million1,39 million2,01 millions7,7 %

Ces volumes baissent vite : sur le seul deuxième trimestre 2026, le nombre de téléphones et tablettes 2G seule a reculé de 13,7 % et celui des objets M2M 2G seule de 20,5 %. Deux lectures rassurantes : 97,6 % des cartes SIM actives des téléphones et tablettes sont déjà dans un appareil qui capte au moins la 4G, et les téléphones 2G et 3G (0,85 million de cartes SIM) ne s’arrêtent pas avec la 2G : ils continuent en 3G jusqu’en 2028 ou 2029, selon l’opérateur.

Côté objets, l’Arcep range dans le M2M les systèmes d’alarme connectés et de télésurveillance et la téléassistance aux personnes ; ses fiches citent aussi les téléalarmes d’ascenseurs, les interphones et visiophones connectés, le pilotage du chauffage, la gestion de l’eau et certains dispositifs médicaux. Bouygues Telecom ajoute les terminaux de paiement et l’appel d’urgence eCall de certaines voitures. Pour les ascenseurs, la Fédération des ascenseurs estime que près de 290 000 ascenseurs sur environ 650 000 ont encore une téléalarme en 2G ou en 3G (Localtis, 6 mars 2026). Nos guides détaillent chaque cas : alarmes, téléassistance, téléalarmes d’ascenseurs, portails et interphones et terminaux de paiement.

Ce qu’il faut faire, en cinq étapes

  1. Faire la liste de ce qui contient une carte SIM : votre téléphone, celui d’un parent, l’alarme, le boîtier de téléassistance, le portail ou l’interphone, l’ascenseur de l’immeuble, le terminal de paiement, les objets de votre activité.
  2. Vérifier chaque téléphone : sa fiche technique doit mentionner la 4G, et il doit savoir téléphoner en 4G (VoLTE). L’Arcep conseille de faire la mise à jour du logiciel, qui active parfois la VoLTE, puis de vérifier dans les réglages que la 4G ou la 5G est cochée. Selon Bouygues Telecom, un téléphone de moins de sept ou huit ans qui capte déjà la 4G ou la 5G n’a en principe rien à faire.
  3. Interroger le fournisseur de chaque objet : installateur d’alarme, service de téléassistance, syndic ou ascensoriste. Comme le rappelle Bouygues Telecom, « le fait qu’un appareil fonctionne aujourd’hui ne garantit pas qu’il soit compatible ».
  4. Remplacer ce qui ne connaît que la 2G ou la 3G par un équipement 4G, compatible VoLTE s’il doit téléphoner, ou LTE-M pour un objet sur pile. L’Arcep et la DGE préviennent qu’un passage sur une ligne fixe en cuivre n’est « pas une solution de substitution durable ».
  5. Caler le calendrier : un appareil 2G seule doit être remplacé avant l’arrêt de la 2G de votre opérateur (c’est déjà le cas chez Orange et Free, à partir du 15 novembre 2026 chez SFR et Bouygues Telecom) ; un appareil 2G et 3G peut l’être sans précipitation d’ici 2028. Les quatre opérateurs reprennent et recyclent les anciens téléphones.

Ce qui ne change pas

  • Les numéros d’urgence restent joignables. Selon le ministère chargé de l’industrie, le 112 peut déjà être appelé en 4G (VoLTE), les quatre opérateurs ayant terminé cette migration. Comme le 112 est accessible sur tous les réseaux, quel que soit l’opérateur, un appareil qui ne fonctionne qu’en 2G ou qu’en 3G pourra encore appeler les urgences jusqu’à l’arrêt du dernier réseau : fin 2026 pour la 2G, au moins fin 2029 pour la 3G. Le Commissariat aux communications électroniques de défense (CCED) travaille avec les opérateurs à repérer les cas où un appel d’urgence en 4G serait compromis ; ceux-ci doivent dresser l’inventaire des modèles de téléphones incompatibles.
  • La 4G et la 5G continuent, sans date d’arrêt annoncée. L’étude publiée par l’Arcep le 30 mars 2026 souligne que les opérateurs ont les moyens de gérer l’arrêt de la 2G puis de la 3G « sans une régression de la couverture mobile » pour les clients dont le téléphone est compatible VoLTE.
  • La plupart des téléphones récents ne sont pas concernés : Bouygues Telecom indique que les smartphones commercialisés après 2018 gèrent les appels en 4G et basculent automatiquement.
  • Pas de changement d’offre chez Orange : selon l’opérateur, ces fermetures « ne nécessiteront pas de changement d’offre ». Bouygues Telecom note que, pour un téléphone, il suffit parfois de remplacer la carte SIM.
  • Les voitures équipées de l’eCall depuis 2018 : selon le ministère chargé du numérique, leur appel d’urgence automatique fonctionnera en France « jusqu’au moins la fin de l’année 2029 », un seul réseau 3G en service suffisant.

Ce que propose M2M Network

M2M Network fournit des cartes SIM M2M sur le réseau Orange, SFR ou Bouygues Telecom au choix, et des cartes SIM IoT multi-opérateurs qui basculent automatiquement d’un réseau à l’autre, en SIM physique ou en eSIM, avec options IP fixe, 5G et APN privé. Une carte SIM ne rend pas compatible un appareil limité à la 2G ou à la 3G : c’est l’équipement qui doit d’abord être compatible 4G. Les forfaits se commandent sur la boutique M2M Network, et la migration d’un parc d’objets se prépare via la page contact. Pour un usage personnel, notre guide de la carte SIM M2M pour un particulier explique dans quels cas elle convient.

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Questions fréquentes

La 4G va-t-elle s’arrêter en France ?

Aucune date n’a été annoncée. Ni l’Arcep ni Orange, SFR, Bouygues Telecom ou Free n’ont communiqué sur un arrêt de la 4G ou de la 5G, et l’Arcep écrit que les réseaux continueront à fonctionner avec ces deux technologies après l’arrêt de la 2G et de la 3G.

Quand la 2G s’arrête-t-elle chez SFR et chez Bouygues Telecom ?

Chez SFR, le 15 novembre 2026 selon l’Arcep et SFR. Chez Bouygues Telecom, le 15 novembre 2026 à Brest, Guipavas, Nancy et Vandœuvre-lès-Nancy, puis entre le 1er et le 15 décembre 2026 partout ailleurs. Chez Orange et Free, la 2G est arrêtée depuis le 20 octobre 2026, sauf dans les zones blanches réglementaires d’Orange, coupées entre le 1er et le 15 décembre.

Quelle est la date de fin de la 3G ?

2028 chez Orange et SFR (fin 2028 selon l’Arcep), fin 2029 chez Bouygues Telecom. Free n’a pas annoncé de date ; ses abonnés utilisent la 3G d’Orange en itinérance, dans le cadre d’un contrat qui court jusqu’au 31 décembre 2028.

Un vieux téléphone 2G peut-il encore appeler les urgences ?

Oui, jusqu’à l’arrêt du dernier réseau 2G, fin 2026 : le 112 est accessible sur tous les réseaux, quel que soit l’opérateur. Ensuite, ce téléphone ne captera plus aucun réseau : mieux vaut le remplacer avant par un téléphone 4G compatible VoLTE.

Faut-il changer de forfait ou de carte SIM ?

Chez Orange, ces fermetures « ne nécessiteront pas de changement d’offre ». Ce qui compte, c’est l’appareil, qui doit capter la 4G et téléphoner en VoLTE. Bouygues Telecom signale que, pour un téléphone, il suffit parfois de remplacer la carte SIM ; votre opérateur peut vous le confirmer.

Mon appareil 2G et 3G va-t-il s’arrêter cet automne ?

Non. Un appareil compatible 2G et 3G continue de fonctionner en 3G après l’arrêt de la 2G, jusqu’à la fin de la 3G de votre opérateur, en 2028 ou fin 2029. Selectra signale seulement qu’il peut perdre le réseau dans certains coins isolés où la 3G ne passe pas.

Sources